Saponaire jaune

Saponaria lutea L., 1762

Classe : Equisetopsida Ordre : Caryophyllales Famille : Caryophyllaceae Genre : Saponaria

  • 385
    observations

  • 1
    commune

  • 19
    observateurs

  • Première observation
    1985

  • Dernière observation
    2019
Titre Auteur
Saponaria lutea PNV
Description :
Fiche de l'Atlas de la flore rare et protégée de Vanoise
Date : 2017-10-05
Benoit Félix - Blanchemain Joël - Caillot Yoann - Calmet Claire - Deffrennes Benoît - Delahaye Thierry - Delpech René - Denise Cyril - Dirosa Sylvia - Hemeray Damien - Jullian Laurence - Lequay Arthur - Luben Aude - Moussiegt Karine - Parchoux Franck - Ployer Jean-yves - Seignemartin Aurore - Tissot Nathalie - Valy Nicolas

Informations sur l'espèce

Cette petite plante vivace, haute seulement de 2 à 12 cm, ne peut être confondue dans les Alpes avec une autre saponaire. Les feuilles sont glabres, planes, linéaires-lancéolées à une seule nervure et un peu raides. Elles se présentent sous forme de rosettes émises de la souche ligneuse, plutôt près du sol. Les feuilles des hampes sont opposées et un peu plus petites. En juillet et août, la Saponaire jaune donne des fleurs assez grandes avec un calice laineux, réunies en une tête serrée. Les étamines à filet de couleur violet-noir tranchent avec le jaune pâle caractéristique des pétales.
Source : Parc national de la Vanoise
Écologie et habitats
Saponaria lutea affectionne les rochers et les pelouses rocailleuses des étages subalpin et alpin dans lesquels on la rencontre principalement entre 2000 et 2500 m. Elle pousse sur des substrats plutôt calcaires, dans des secteurs très ensoleillés et ventés. En Vanoise, elle est souvent accompagnée de la Primevère du Piémont.
Distribution
La Saponaire jaune est une espèce endémique des Alpes occidentales. Elle est présente uniquement sur un territoire restreint recoupant la France, la Suisse et l’Italie. En France, elle n’est connue qu’en Savoie en Haute-Maurienne, aux environs du mont Cenis sur les communes de Lanslebourg-Mont- Cenis et Bramans. Dans cette dernière commune, elle a été découverte dans le vallon d’Ambin par les gardes-moniteurs du Parc national en 2006, où semble-t-il elle n’avait jamais été signalée.
Menaces et préservation
Saponaria lutea est une espèce extrêmement rare et surtout très localisée. Le Parc national de la Vanoise a réalisé en 1996 et 2006 un inventaire cartographique et a montré que sur ce pas de temps les populations sont relativement stables (Helwani, 2006). Elles demeurent toutefois vulnérables face aux aménagements : des individus de Saponaria lutea ont été détruits lors de la construction du barrage du mont Cenis à la fin des années 1960 jusqu’au remplacement de la ligne à très haute tension en 2010 vers le col du Petit Mont-Cenis, et d’autres sont encore menacés, par exemple sur des sites de dépôt des déblais du futur tunnel du TGV Lyon-Turin. L’Arrêté préfectoral de protection de biotope du mont Cenis, pris en 1991, compte tenu de la très grande richesse floristique du site, englobe malheureusement moins de la moité des populations de Saponaire jaune.
Source : Parc national de la Vanoise
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