Dracocéphale de ruysch, Tête-de-dragon de Ruysch

Dracocephalum ruyschiana L., 1753

Classe : Equisetopsida Ordre : Lamiales Famille : Lamiaceae Sous-Famille : Nepetoideae Tribu : Mentheae Genre : Dracocephalum

  • 293
    observations

  • 12
    communes

  • 50
    observateurs

  • Première observation
    1991

  • Dernière observation
    2019
Titre Auteur
Dracocephalum ruyschiana PNV
Description :
Fiche de l'Atlas de la flore rare et protégée de Vanoise
Date : 2017-05-16
Auge Vincent - Balais Christian - Benoit Félix - Benoit Philippe - Bergeron Jean-marie - Blanchemain Joël - Blois Wilfried - Bonnevie Danièle - Bonsacquet Lionel - Bourgeois Marie-geneviève - Caratti Gérard - Clesse Bernard - Delahaye Thierry - Descaves Bruno - Durand Hélène - Empereur-buisson Caroline - Fima Frédéric - Gerardin Daniel - Gomez Nicolas - Gotti Christophe - Grosset Félix - Grosset Guy-noël - Hemeray Damien - Imberdis Ludovic - Jordana Régis - Kozlik Isabelle - Lacosse Pierre - Lemmet Sandrine - Malrat Didier - Mele Stéphane - Mollard Maurice - Moussiegt Karine - Parchoux Franck - Pellet Clarisse - Pellicier Philippe - Perrier Jacques - Plaige Véronique - Ployer Jean-yves - Plumecocq Benjamin - Ratel Joseph - Richard Alain - Rocher Michel - Ruffier-lanche Fernand - Rutten Céline - Seignemartin Aurore - Storck Frantz - Tissot Nathalie - Tonnelier Marie-laure - Trouillet Séverine - Vivat Agnès

Informations sur l'espèce

Les deux espèces du genre Dracocephalum présentes en Vanoise sont identifiables par leurs grandes corolles bleues ou violettes nettement bilabiées. La tige de Dracocephalum ruyschiana, haute de 10 à 30 cm, porte des feuilles entières, linéaires, à bords enroulés, glabrescentes. Les fleurs ne dépassent guère 3 cm de longueur et présentent à leur aisselle des bractées indivises. Dracocephalum austriacum se distingue par ses feuilles et ses bractées divisées, velues, et ses corolles plus grandes, violettes.
Source : Parc national de la Vanoise
Écologie et habitats
En Vanoise, Dracocephalum ruyschiana se rencontre essentiellement à l’étage subalpin ; il a été observé aux altitudes extrêmes de 1490 et 2490 m à Champagny-en-Vanoise. C’est une plante méso-xérophile qui pousse dans les prairies et les pelouses préférentiellement orientées au sud. Elle est plutôt acidicline et souvent observée dans les groupements végétaux à Festuca paniculata. Elle n’est pas connue dans des forêts claires comme indiqué dans certaines flores (Aeschimann & Burdet, 1994) mais quelques populations de Maurienne se développent en lisière forestière.
Distribution
Le Dracocéphale de Ruysch est une espèce à vaste aire de distribution eurosibérienne. Il est recensé sur une grande partie de la chaîne alpine, et en France, il est également présent dans les Pyrénées. En Savoie, il n’est historiquement connu qu’en Tarentaise (Perrier de la Bâthie, 1928 ; Gensac, 1974). Mais les inventaires réalisés ces dernières années ont permis de le trouver sur une quinzaine de communes du Parc, y compris en Maurienne, où il a été observé sur les adrets depuis Villarodin- Bourget jusqu’à Lanslevillard. Les populations les plus étendues et les plus importantes en nombre d’individus sont situées à Pralognan-la-Vanoise.
Menaces et préservation
Globalement les populations de Dracocephalum ruyschiana incluses dans des alpages ne semblent pas en déclin, mais les impacts du pâturage sur ces plantes ne sont pas connus avec précision et mériteraient des suivis spécifiques. Par contre, des populations ont été fortement fragilisées par des travaux sur des pistes de ski à Pralognan-la-Vanoise. Par ailleurs, ce dracocéphale n’a pas été retrouvé à Tignes où des indications bibliographiques (Perrier de la Bâthie, op. cit.) le localisent dans l’actuel domaine skiable. Toutes ces menaces, potentielles et constatées, sont accentuées par le fait que la quasi totalité des populations est localisée en dehors du cœur du Parc. La protection réglementaire toute récente de Dracocephalum ruyschiana devrait permettre de mieux prendre en compte sa sauvegarde en dehors des espaces protégés. La forme particulière des fleurs du genre, observées de côté, leur a conféré leur nom de têtes de dragon, Dracocephalum.
Source : Parc national de la Vanoise
Non renseigné pour le moment
Non renseignée pour le moment
Dracocephalum alpinum Salisb., 1796 | Dracocephalum hyssopifolium G.Martens ex Steud., 1821 | Dracocephalum integrifolium St.-Lag., 1889 | Dracocephalum spicatum Dulac, 1867 | Ruyschiana fasciculata Clairv., 1811 | Ruyschiana spicata Mill., 1768

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles