Éritriche nain

Eritrichium nanum (L.) Schrad. ex Gaudin, 1828

Classe : Equisetopsida Ordre : Boraginales Famille : Boraginaceae Genre : Eritrichium

  • 265
    observations

  • 9
    communes

  • 43
    observateurs

  • Première observation
    1990

  • Dernière observation
    2019
Titre Auteur
Eritrichum nanum PNV
Description :
Fiche de l'Atlas de la flore rare et protégée de Vanoise
Date : 2017-05-16
Anselmet Roselyne - Balais Christian - Bayard Nicolas - Benoit Félix - Benoit Philippe - Blanchemain Joël - Bonneval Secteur - Bouche Michel - Bregeon Sébastien - Briotet Daniel - Calmet Claire - Chamonal Christophe - Delahaye Thierry - Delpech René - Filliol Michel - Gotti Christophe - Grosset Félix - Henry Elodie - Imberdis Ludovic - Jordana Régis - Jullian Laurence - Lacosse Pierre - Lequay Arthur - Magnolon Séverine - Malrat Didier - Martineau Benoît - Martinez Gérard - Martinot Jean-pierre - Mele Stéphane - Moussiegt Karine - Parchoux Franck - Perrier Jacques - Ployer Jean-yves - Plumecocq Benjamin - Poulet Laetitia - Ratel Joseph - Saintefoy Secteur - Seauve Philippe - Seignemartin Aurore - Termignon Secteur - Tissot Nathalie - Trouillet Séverine - Valy Nicolas

Informations sur l'espèce

Véritable symbole de la flore alpine, le roi des Alpes est une petite plante vivace formant des coussinets denses hauts de quelques centimètres seulement. Les courtes tiges et les feuilles, longues d’à peine 1 cm et disposées en rosettes, sont couvertes de longs poils soyeux argentés. Les fleurs ressemblent à celles d’un gros myosotis et sont d’un bleu azur avec une gorge bordée de petites écailles jaunes. L’Éritriche nain n’est guère confondable avec une autre plante.
Source : Parc national de la Vanoise
Écologie et habitats
En Vanoise comme dans les Alpes françaises, l’Éritriche nain colonise à l’étage alpin les rochers siliceux, en paroi ou en situation de crête, et les pierriers stabilisés sur schistes acides, gneiss, quartzites, etc. Ces observations s’accordent parfaitement avec les indications bibliographiques qui placent l’Éritriche nain dans les groupements végétaux des parois alpines acidophiles : Androsacion vandellii (Aeschimann & al., 2004)... à une exception près toutefois : à l’ouest du col du Petit Mont-Cenis, un secteur de rochers calcaires héberge de belles populations d’Eritrichium nanun. Cette particularité écologique, déjà signalée par Castelli (1956) serait plus fréquente dans les Alpes orientales.
Distribution
L’Éritriche nain est recensé sur l’ensemble du massif alpin et dans les Carpates. En France, il est connu dans les Alpes- Maritimes, les Hautes-Alpes, l’Isère et la Savoie. Ce sont les massifs de Belledonne, des Grandes Rousses et de la Vanoise qui abritent l’essentiel des populations savoyardes. La comparaison entre les données historiques (Gensac, 1974) et les données actuelles montre que les inventaires réalisés par les agents du Parc national de la Vanoise ont permis de doubler le nombre de communes où le roi des Alpes est recensé. Mais sur la douzaine de communes où il est connu, seulement un quart des populations est localisé dans le cœur du Parc national.
Menaces et préservation
Les équipements liés aux activités de loisirs et de transports sont la principale menace pouvant porter atteinte aux populations d’Eritrichium nanum. Cette menace est d’autant plus réelle que cette espèce a été exclue en 1995 de la liste des plantes protégées en France. Par sa valeur symbolique et patrimoniale, le roi des Alpes mériterait d’être protégé à un échelon régional ou départemental.
Source : Parc national de la Vanoise
Non renseigné pour le moment
Non renseignée pour le moment
Eritrichium hacquetii W.D.J.Koch, 1838 | Eritrichium nanum var. leiospermum Rouy, 1908 | Eritrichium tergloviense (Hacq.) Putt. & Endl., 1843 | Lappula nana (L.) Caruel, 1886 | Myosotis nana L., 1756 | Myosotis nana Clairv., 1811 | Myosotis pauciflora Vitman, 1789 | Myosotis terglovensis Hacq., 1782 | Omphalodes nana (L.) A.Gray, 1885

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles