Hysope, Herbe sacrée

Hyssopus officinalis L., 1753

Classe : Equisetopsida Ordre : Lamiales Famille : Lamiaceae Sous-Famille : Nepetoideae Tribu : Mentheae Genre : Hyssopus

  • 81
    observations

  • 4
    communes

  • 10
    observateurs

  • Première observation
    1994

  • Dernière observation
    2015
Titre Auteur
Hyssopus officinalis PNV
Description :
Fiche de l'Atlas de la flore rare et protégée de Vanoise
Date : 2017-05-17
Blanchemain Joël - Bregeon Sébastien - Delahaye Thierry - Hemeray Damien - Lacosse Pierre - Martineau Benoît - Meeus Guido - Moussiegt Karine - Suiffet Gilbert - Tissot Nathalie

Informations sur l'espèce

L’Hysope officinale est une plante vivace assez facile à reconnaître : les tiges, ligneuses à la base, sont dressées et forment un petit buisson de 20 à 50 cm de hauteur. Les feuilles linéaires lancéolées sont souvent munies de petites pousses feuillées axillaires. Les fleurs, d’un beau bleu violacé, sont réparties en verticilles unilatéraux formant une inflorescence longue d’une dizaine de centimètres au sommet des tiges. La floraison intervient en fin d’été, en août, septembre parfois même jusqu’au mois d’octobre. Comme bon nombre de lamiacées, l’Hysope officinale est une plante très aromatique.
Source : Parc national de la Vanoise
Écologie et habitats
Hyssopus officinalis croît aux étages collinéen et montagnard ; sur le territoire du Parc national de la Vanoise elle est connue entre 1020 m d’altitude à Saint-André et 1640 m à Lanslevillard. Cette plante xéro-thermophile affectionne les pelouses sèches substeppiques des adrets des vallées internes bien caractérisées par les poacées du genre Stipa. Elle montre une nette préférence pour les substrats calcaires et plus ou moins rocailleux.
Distribution
L’Hysope officinale est recensée sur le pourtour méditerranéen jusqu’en Asie occidentale. En France, elle est plus fréquente dans la moitié sud du pays. En Savoie, sa répartition se limite aux secteurs les plus chauds des vallées de Tarentaise et de Maurienne. Sur le territoire du Parc, elle est indiquée historiquement uniquement à Termignon (Perrier de la Bathie, 1928) ; elle est actuellement inventoriée sur six communes entre Saint-André et Lanslevillard. Plus en aval, elle est présente autour de Saint-Jean-de-Maurienne et Saint-Michel- de-Maurienne. En Tarentaise, cette espèce n’est connue qu’en dehors des limites de l’aire optimale d’adhésion du Parc.
Menaces et préservation
Inféodée à des milieux ouverts, l’Hysope officinale peut être affectée par l’envahissement progressif des ligneux sur les pelouses, évolution spontanée liée à la déprise agricole sur les adrets de moyenne montagne. Une autre menace effective est la cueillette : ces plantes sont en effet recherchées pour leurs vertus aromatiques et médicinales. Or, l’Hysope officinale ne bénéficie d’aucune protection susceptible de pouvoir limiter sa cueillette malgré des populations particulièrement réduites en Savoie. La poursuite du recensement systématique de cette espèce et l’information des cueilleurs sont à poursuivre pour mieux appréhender l’évolution des populations d’Hyssopus officinalis en Vanoise. L’Hysope officinale a des propriétés antispasmodiques, antivirales, antirhumatismales et antiseptiques. Les fleurs séchées peuvent également être utilisées en cuisine pour relever le goût de viandes ou de poissons.
Source : Parc national de la Vanoise
Non renseigné pour le moment
Non renseignée pour le moment
Hyssopus pubescens Jord. & Fourr., 1868 | Hyssopus vulgaris Bubani, 1897 | Thymus hyssopus E.H.L.Krause, 1903

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles