BiodiVanoise,
l'atlas de la flore et de la faune du Parc national de la Vanoise

Agir pour la sauvegarde du patrimoine naturel, c’est d’abord observer et saisir son fonctionnement.

A cette fin, le Parc national recueille des données faune et flore sur son territoire depuis plus de 50 ans. Celles-ci sont utilisées pour mieux connaître la biodiversité, suivre les évolutions de certaines espèces fragiles ou patrimoniales et mieux comprendre l’évolution des écosystèmes face aux changements globaux d’origine anthropique.

BiodiVanoise est un outil mis à votre disposition pour visualiser l'ensemble des données collectées par le Parc national de la Vanoise depuis sa création en 1963.

Chaque jour, ses agents font des observations dans le cadre de leurs missions (protocoles divers ou collecte occasionnelle lors de la mise en œuvre d’autres missions). Elles vous sont affichées sur cet atlas en temps réel. Ces observations (ou données scientifiques) sont par la suite traitées, analysées, comparées pour enrichir la connaissance sur la biodiversité alpine. Elles sont également transmises au niveau national au Muséum National d’Histoire Naturel pour alimenter le Système d’Information sur la Nature et les Paysages (http://www.naturefrance.fr/).


Faune sauvage
Grandes et petites bêtes

Le groupe des vertébrés (à savoir les mammifères, les oiseaux, les reptiles et les amphibiens) est probablement en pourcentage d’espèces le « compartiment » le mieux connu du parc aujourd’hui, bien que les micro-mammifères (au ras du sol pour les campagnols et autres musaraignes ; ou volant pour les chauves-souris) plus discrets, doivent encore faire l’objet d’un effort de recensement.

Il n'en va pas de même pour la faune des invertébrés. Il s'agit de ces étranges petites bêtes que sont les insectes, les escargots, les millepattes ou encore les araignées, coléoptères et écrevisses... Une quantité d'espèces aussi impressionnante que pleine de promesses scientifiques.

Pour en savoir plus,


Flore sauvage.
Des espèces à tous les étages.

Près de 2 200 espèces de plantes sont recensées dans cet atlas. Le recensement de la flore vasculaire (plantes à fleurs, fougères, prêles) est relativement complet (en dehors de certains genres dont la détermination est particulièrement difficile comme les alchémilles ou les pissenlits. Si la diversité floristique est remarquable quelque soit l’altitude grâce à des natures de sol et des expositions variées, le massif de la Vanoise s’illustre particulièrement par la grande concentration d’espèces arctico-alpines ou relictes glaciaires (95 % de ces plantes connues en France sont présentes en Vanoise).

Le parc s’investit depuis quelques années dans l’amélioration des connaissances sur les mousses (flore non vasculaire).

Pour en savoir plus,

Connaissances des patrimoines - La flore.


Une stratégie scientifique.
Pour la connaissance et la protection.

La préservation des espèces, des habitats et des ressources naturelles s'appuie sur le recueil d'observations, le façonnage des connaissances et la contribution à la recherche scientifique.

Quelles espèces fréquentent le massif, comment interagissent-t’elles, comment évoluent leurs populations, ou encore quelles sont les conséquences sur ces espèces des activités humaines du territoire ? C'est pour répondre à ce type de questions que différents protocoles scientifiques sont mis en œuvre. Un grand nombre des observations brutes liées à ces protocoles sont synthétisées dans cet atlas. Les données issues de certains protocoles sont saisies sur d’autres outils pour en faciliter l’analyse. Les données Bouquetin présentées dans cet atlas ne reflètent par exemple pas la totalité de la connaissance acquise par le Parc sur cette espèce.

La richesse de la faune et de la flore de la Vanoise tient à la diversité des influences climatiques, géologiques, à l'amplitude altitudinale, et aux différents modelés des reliefs du massif.

Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception, à l'origine de la création du Parc national, il convient de bien le connaître. Les différents programmes d'inventaire, de suivi ou d'études engagés sur le territoire poursuivent tous cet objectif.

Pour en savoir plus,

La politique de connaissance de l'établissement


GeoNature-atlas.
Dans la constellation de l'opensource.

BiodiVanoise utilise l'outil GeoNature-atlas développé par le Parc national des Écrins et publié sous licence libre. Il est ainsi transférable librement à d'autres structures qui souhaitent partager leurs observations naturalistes en se basant sur les référentiels nationaux de l'INPN.

Téléchargez la fiche de présentation de GeoNature-atlas pour en savoir plus.

Lire l'article sur l'inauguration de Biodiv'Ecrins (GeoNature-atlas du Parc national des Ecrins) pour en savoir plus.

Il fait partie d'un ensemble d'outils développé par le Parc national et ses partenaires, pour pouvoir saisir, gérer et traiter les données des différents protocoles (http://geonature.fr).

« Nos outils sont pensés, dès le départ, pour pouvoir être déployés par d’autres structures dans des contextes différents. Pour cela, l’accent est mis sur des développements génériques et sur la publication de l’outil sous licence libre pour en faciliter l’utilisation par d’autres ».

- Camille Monchicourt, responsable du système d’informations au Parc national des Ecrins

En effet le Parc national des Ecrins a entrepris depuis une dizaine d'années, de migrer son système d'informations vers des outils open source.
Les logiciels libres (dont le code source est ouvert, accessible et modifiable par qui le souhaite) permettent une plus grande modularité et interopérabilité des outils et des données, en plus de faciliter la mutualisation et de réduire les coûts liés aux licences.

C'est pourquoi le parc national a aussi souhaité que les outils qu'il développe pour ses propres besoins soient eux-aussi publiés sous licence libre.
En 2011, le Parc national des Ecrins a conçu et publié sous licence libre l'application Geotrek pour gérer et valoriser les sentiers. Elle est aujourd'hui utilisée par une soixantaine de structures en France qui l'ont faite évoluer à leur tour, entrainant ainsi d'importantes mutualisations des ressources publiques.
Pour en savoir plus, lire "Geotrek, l’avènement d'une communauté d'utilisateurs".

* Un logiciel Opensource est un programme informatique dont le code source est distribué sous une licence dite « libre », permettant à quiconque de lire, modifier ou redistribuer ce logiciel.


Réseaux d'observateurs.
Faisceaux de connaissances.

Le Parc national de la Vanoise fait partie d'un réseau de collecte de données naturalistes. Il contribue ainsi à enrichir des bases de données thématiques mises à disposition tant des spécialistes que du public.

En multipliant les conventions d'échanges, le Parc national de la Vanoise valorise et élargit l'utilisation des données acquises par ses agents.

Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN)

Sur le site consacré à l'INPN (Muséum national d'histoire naturelle), on retrouve plus de 300 000 données sur la faune du Parc national de la Vanoise parmi les 30 millions collectées sur l'ensemble du territoire national et agglomérées dans cet inventaire national.
Le Muséum national utilise ces informations pour réaliser des synthèses aux échelles nationales et internationales.
Cette démarche permet d'inscrire les enjeux environnementaux dans les politiques nationales et européennes.

Le pôle d'information flore et habitats (PIFH)

PIFH, plate-forme du SINP au niveau régional (Système d'information sur la nature et les paysages), est le portail de données floristiques et d'habitats de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Sur ce site qui permet de consulter une masse de données très importante, des synthèses des patrimoines flore et habitat de la région par commune sont disponibles.

Conservatoire botanique national alpin (CBNA)

Le site du Conservatoire botanique national alpin offre pour toute son aire d'agrément (Alpes et Ain : 73-74-04-05-01) les données relatives à la flore et aux habitats. Le Parc en est un contributeur important.

Voir aussi le SI Flore national et Tela Botanica.