Matthiole du Valais, Violier du Valais, Matthiole buissonnante du Valais

Matthiola valesiaca J.Gay ex Boiss., 1867

Classe : Equisetopsida Ordre : Brassicales Famille : Brassicaceae Genre : Matthiola

  • 81
    observations

  • 3
    communes

  • 14
    observateurs

  • Première observation
    1956

  • Dernière observation
    2019
Titre Auteur
Matthiola valesiaca PNV
Description :
Fiche de l'Atlas de la flore rare et protégée de Vanoise
Date : 2017-09-14
Berthollet Fabienne - Blanchemain Joël - Clesse Bernard - Delahaye Thierry - Jullian Laurence - Lacosse Pierre - Magnolon Séverine - Malrat Didier - Mollard Maurice - Moussiegt Karine - Parchoux Franck - Prudhomme Jean - Ratel Joseph - Tissot Nathalie

Informations sur l'espèce

Cette petite plante ne se remarque vraiment qu’à la floraison. En effet, les feuilles étroites et linéaires, en petites rosettes vert grisâtre ne font que 3 à 4 cm de long. Elles sont couvertes de poils étoilés et glanduleux. Les fleurs, elles, apparaissent immenses par rapport au reste de la plante et étonnent par la variabilité de leur couleur allant du rouille au vert en passant par le violet terne.
Source : Parc national de la Vanoise
Écologie et habitats
Le Violier du Valais est une plante calcicole qui colonise, en petites populations, essentiellement les substrats gypseux ainsi que les sols nus ou très peu végétalisés des effondrements ou des coulées terreuses calcaires entre 1200 et 1500 m d’altitude. Elle pousse aussi parfois directement sur cargneules comme à Avrieux. Sur gypse, elle est caractéristique de l’association du Fulgensio vulgaris-Koelerietum vallesianae ; en Vanoise, elle accompagne Gypsophila repens, Euphorbia seguieriana var. minor, Galium pusillum, Koeleria vallesiana, etc.
Distribution
Cette orophyte européenne est recensée dans quelques provinces du nord de l’Italie et l’Apennin, le Valais en Suisse et seulement en Savoie en France. Elle est aussi présente dans les Pyrénées espagnoles. En Savoie, elle n’a jamais été signalée que dans la vallée de la Maurienne. Elle est actuellement connue par les agents du Parc national de la Vanoise sur quatre communes : Aussois, Avrieux, Bramans et Sollières-Sardières. Des récoltes anciennes sont répertoriées en provenance de Lanslebourg-Mont-Cenis, Modane et Villarodin-Bourget (herbier des Conservatoire et Jardin Botaniques de la Ville de Genève). Une indication bibliographique la localise également à Termignon (Perrier de la Bâthie, 1917).
Menaces et préservation
Le Violier du Valais a été recherché de manière assez systématique ces dernières années ; aussi l’existence de données anciennes non retrouvées laisse supposer la disparition de plusieurs stations. Les suivis réalisés sur les populations actuelles montrent que Matthiola valesiaca existe toujours sur des surfaces très restreintes avec des effectifs faibles. Chaque petite population est donc vulnérable. Des menaces fortes existent pour les stations sur gypse, comme à Sollières-Sardières, où une exploitation industrielle de ce matériau est envisagée pour les cimenteries. Pour les stations sur calcaires ou cargneules, le boisement pourrait entraîner leur disparition. La responsabilité de la Vanoise est maximale pour cette espèce dont toutes les stations françaises sont localisées dans l’aire optimale d’adhésion du Parc national.
Source : Parc national de la Vanoise
eau
Alpine
Cheiranthus valesiacus J.Gay ex DC., 1824 | Matthiola fruticulosa subsp. valesiaca (J.Gay ex Boiss.) P.W.Ball, 1962 | Matthiola tristis subsp. valesiaca (J.Gay ex Boiss.) Rouy & Foucaud, 1893 | Matthiola varia subsp. valesiaca (J.Gay ex Boiss.) Nyman, 1878

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles