Petite utriculaire, Utriculaire mineure

Utricularia minor L., 1753

Classe : Equisetopsida Ordre : Lamiales Famille : Lentibulariaceae Genre : Utricularia

  • 81
    observations

  • 4
    communes

  • 12
    observateurs

  • Première observation
    1999

  • Dernière observation
    2018
Titre Auteur
Utricularia minor PNV
Description :
Fiche de l'Atlas de la flore rare et protégée de Vanoise
Date : 2017-10-03
Balais Christian - Benoit Félix - Berthelot Pierre-jean - Bonnevie Danièle - Delahaye Thierry - Gomez Nicolas - Karum - J.p. Falcy - Karum - L. Berard - Karum - O. Mauchard - Lemmet Sandrine - Rutten Céline - Storck Frantz

Informations sur l'espèce

En Vanoise, Utricularia minor est la seule utriculaire à présenter deux types de rameaux : les uns, chlorophylliens, flottants, portent à la fois des feuilles divisées en nombreux segments linéaires étalés en tous sens et quelques vésicules ; les autres, plus ou moins envasés, diaphanes, portent surtout des feuilles transformées en vésicules. Ces vésicules piègent de minuscules organismes aquatiques. Les fleurs jaune pâle sont petites (moins de 1 cm de longueur) et disposées en grappes peu fournies (cinq fleurs au maximum) dressées au-dessus de la surface de l’eau. Dans une population, la proportion d’individus fleuris est le plus souvent assez faible.
Source : Parc national de la Vanoise
Écologie et habitats
Cette plante aquatique, sans racines, flotte dans l’eau oligotrophe des étangs, des fossés, des mares et des petits trous d’eau des marais et tourbières. Les plantes disparaissent totalement pendant l’hiver ; elles survivent d’une année sur l’autre sous la forme d’un petit bourgeon glabre, appelé hibernacle, enfoncé dans la vase.
Distribution
Utricularia minor est largement distribuée sur l’hémisphère nord. En France, elle est recensée dans la plupart des départements métropolitains. En Savoie, cette espèce est connue depuis plus d’un siècle dans l’ouest du département (Perrier de la Bâthie, 1928), mais elle n’était pas répertoriée en Vanoise (Gensac, 1974). L’attention portée aux zones humides ces dernières années a permis aux agents du Parc national de la découvrir sur quatre communes : Les Allues, Peisey-Nancroix, Saint- Martin-de-Belleville et Sainte-Foy-Tarentaise.
Menaces et préservation
Par son écologie, strictement dépendante des points d’eau permanents dans les marais et tourbières, cette espèce est particulièrement sensible à toutes les dégradations que subissent les milieux humides. Seul la protection de ses biotopes, la préservation du bon fonctionnement hydraulique des sites et le maintien d’une bonne qualité de l’eau, accompagnée éventuellement d’une gestion adéquate peuvent permettre de conserver durablement les populations d’Utricularia minor. Plusieurs stations de Vanoise bénéficient d’une protection réglementaire : Arrêté préfectoral de protection de biotope du Plan de l’Eau à Saint-Martin-de-Belleville, de Vieille Cave et du Plan de l’Homme aux Allues, Réserve naturelle nationale du Plan de Tuéda également aux Allues. Mais certaines stations restent très vulnérables comme à Peisey-Nancroix. Une veille régulière sur les zones humides et l’inventaire systématique de tous les points d’eau sont les principales actions à poursuivre pour sauvegarder cette petite plante "carnivore" en Vanoise.
Source : Parc national de la Vanoise
Non renseigné pour le moment
Non renseignée pour le moment
Lentibularia minor (L.) Raf., 1836 |

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