Séneçon de Haller

Jacobaea uniflora (All.) Veldkamp, 2006

Classe : Equisetopsida Ordre : Asterales Famille : Asteraceae Genre : Jacobaea

  • 510
    observations

  • 1
    commune

  • 19
    observateurs

  • Première observation
    1956

  • Dernière observation
    2017
Titre Auteur
Jacobaea uniflora PNV
Description :
Fiche de l'Atlas de la flore rare et protégée de Vanoise
Date : 2017-09-08
Anselmet Roselyne - Auge Vincent - Benyoub Abdelbaki - Caratti Gérard - Deffrennes Benoît - Delahaye Thierry - Denise Cyril - Hemeray Damien - Imberdis Ludovic - Jourdan Jérémie - Lacostes Mathieu - Martineau Benoît - Parchoux Franck - Pellet Clarisse - Pellicier Philippe - Ployer Jean-yves - Prudhomme Jean - Richard Alain - Valy Nicolas

Informations sur l'espèce

Petite plante de 5 à 15 cm de hauteur, Jacobaea uniflora attire l’œil par la couleur de son unique capitule jaune foncé à orangé ; éblouissant comme un soleil miniature, il se compose de fleurs ligulées, qu’un œil non averti pourrait prendre pour des pétales, entourant des fleurs tubuleuses. Les feuilles pétiolées, incisées-crénelées pour les inférieures, entières et sessiles pour les caulinaires, sont très blanches-tomenteuses. Le Séneçon de Haller nous offre ainsi l’or de ses fleurs et l’argent de ses feuilles ! L’espèce la plus ressemblante est Jacobaea incana, qui porte plusieurs capitules groupés sur une même tige et possède des feuilles pennatiséquées. Ce dernier peut parfois se croiser avec Jacobaea uniflora, donnant alors un hybride : Jacobaea x laggeri.
Source : Parc national de la Vanoise
Écologie et habitats
Calcifuge, hôte des pelouses rocailleuses et des éboulis acides, le Séneçon de Haller fréquente les étages alpin à nival, jusqu’à plus de 3000 m d’altitude. En Haute-Maurienne, les pelouses à Carex curvula, sur gneiss, l’accueillent préférentiellement. Sur ces pelouses rocailleuses, il est accompagné d’autres espèces rares d’écologie très voisine : Primula pedemontana, Valeriana celtica ou encore Gentianella ramosa.
Distribution
L’aire de répartition de cette espèce endémique des Alpes occidentales est relativement réduite : du Valais à l’Engadine, en Suisse ; du Simplon au Grand Paradis, en Italie ; et la bordure orientale du massif de la Vanoise en France.Toutes les stations françaises de ce séneçon sont localisées sur la commune de Bonneval-sur-Arc en Haute-Maurienne. Déjà cité par Perrier de la Bâthie (1917) autour des sources de l’Arc, Jacobaea uniflora a fait, depuis, l’objet de nombreuses observations par les agents du Parc jusqu’à 3110 m d’altitude au col du Carro.
Menaces et préservation
Classée rare à l’échelle mondiale et très rare sur le territoire français, protégée en Rhône-Alpes (Olivier & al., 1995), cette espèce mérite toute l’attention que nous lui portons. Les populations connues, également réparties entre le coeur du Parc et la partie du massif non protégée, ne semblent pas faire l’objet de menaces précises. Il convient cependant de rester vigilant, notamment face aux divers aménagements qui se poursuivent en montagne. Ainsi, l’installation récente d’une pico-centrale au refuge du Carro a nécessité une étude précise de l’implantation des canalisations afin d’éviter de détruire des individus de Jacobaea uniflora. La flore exceptionnelle de la Haute-Maurienne mériterait un renforcement des mesures réglementaires de protection de certains sites comme celui des Évettes.
La plante et la racine en particulier, comme celles de nombreux séneçons, contiennent un alcaloïde toxique : la sénécionine. Le bétail comme la faune sauvage le savent bien et évitent de les brouter.
Source : Parc national de la Vanoise
Non renseigné pour le moment
Non renseignée pour le moment
Senecio chabertii Petitm., 1896 | Senecio halleri Dandy, 1970 | Senecio uniflorus (All.) All., 1785 | Solidago uniflora All., 1773

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles