Chou de Richer, Coincye de Richer

Coincya richeri (Vill.) Greuter & Burdet, 1983

Classe : Equisetopsida Ordre : Brassicales Famille : Brassicaceae Genre : Coincya

  • 42
    observations

  • 2
    communes

  • 13
    observateurs

  • Première observation
    1991

  • Dernière observation
    2017
Titre Auteur
Coincya richeri PNV
Description :
Fiche de l'Atlas de la flore rare et protégée de Vanoise
Date : 2017-05-09
Balais Christian - Bergeron Jean-marie - Blanchemain Joël - Bourgeois Marie-geneviève - Caillot Yoann - Calmet Claire - Delahaye Thierry - Gensac Pierre - Lequay Arthur - Mottet Jean-claude - Parchoux Franck - Tissot Nathalie - Trouillet Séverine

Informations sur l'espèce

Ce chou est une grande crucifère de montagne pouvant atteindre 50 cm de haut. La plante est entièrement glabre et a un aspect vert glauque. Les feuilles sont presque toutes situées à la base, grandes, entières, obovales, elles sont légèrement ondulées sur le bord. La tige, robuste, se termine en corymbe dense de fleurs jaunes vifs, assez grandes. Le fruit de cette Brassicaceae est une longue silique qui se termine par un bec long de 0,5 à 2 cm. Les valves sont striées, parcourues de trois à cinq nervures, ce caractère distingue le genre Coincya du genre Brassica qui ne possède qu’une nervure par valve.
Source : Parc national de la Vanoise
Écologie et habitats
Le Chou de Richer se développe aux étages subalpin et alpin. En Vanoise, toutes les observations sont comprises entre 1900 et 2480 m d’altitude. Il affectionne plutôt les milieux frais sur les ubacs et les fonds des hautes vallées. Il pousse en pelouses rocailleuses et dans les éboulis grossiers. Exigeant quant à la nature géologique du substrat, le Chou de Richer préfère les roches acides, granitiques ou schisteuses.
Distribution
Le Chou de Richer est un endémique ouest alpien c’est-à-dire qu’on ne peut l’observer que sur la partie ouest des Alpes, où il n’est connu qu’en France et en Italie. En France, il est présent des Alpes-Maritimes à la Savoie. Les populations savoyardes sont les plus septentrionales connues. Sur notre département, c’est une plante qui possède une distribution très éparse, localisée dans l’état de nos connaissances à seulement trois communes : Valloire et en Vanoise à Sainte-Foy-Tarentaise (vallon de la Louïe Blanche) et à Bramans (vallons d’Ambin et de Savine). Il a aussi été indiqué à Valmeinier (Rouy et Foucaud, 1895 ; Vivat, 1998 com. pers.) où il n’a pas encore été retrouvé.
Menaces et préservation
Ce chou endémique ne semble pas menacé sur l’ensemble de son aire de distribution. Il est d’ailleurs considéré comme assez commun dans les Hautes-Alpes (Chas, 1994). En Savoie, il est donc beaucoup plus rare et très localisé, justifiant ainsi son statut d’espèce vulnérable à l’échelle départementale (Delahaye et Prunier, 2006). Les stations connues sont restreintes avec des effectifs modestes, mais aucune menace directe n’est repérée à court terme. Les stations savoyardes étant toutes situées en dehors d’espaces protégés et le Chou de Richer n’ayant aucun statut de protection, il semble important de poursuivre une veille sur les stations actuelles. Une éventuelle modification de son habitat et des changements de pratiques pastorales pourraient lui être dommageables.
Source : Parc national de la Vanoise
Non renseigné pour le moment
Non renseignée pour le moment
Brassica richeri Vill., 1779 | Brassicella richeri (Vill.) O.E.Schulz, 1916 | Erucastrum richeri (Vill.) Link, 1829 | Rhynchosinapis richeri (Vill.) Heywood, 1963

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles