Gentianelle ramifiée, Gentiane ramifiée

Gentianella ramosa (Hegetschw.) Holub, 1967

Classe : Equisetopsida Ordre : Gentianales Famille : Gentianaceae Genre : Gentianella

  • 224
    observations

  • 2
    communes

  • 21
    observateurs

  • Première observation
    1995

  • Dernière observation
    2018
Titre Auteur
Gentianella ramosa PNV
Description :
Fiche de l'Atlas de la flore rare et protégée de Vanoise
Date : 2017-05-17
Anselmet Roselyne - Benyoub Abdelbaki - Blanchemain Joël - Bruballa David - Calmet Claire - Caratti Gérard - Deffrennes Benoît - Delahaye Thierry - Denise Cyril - Dubrulle Pierre-marie - Hemeray Damien - Henry Elodie - Imberdis Ludovic - Parchoux Franck - Pellet Clarisse - Pellicier Philippe - Perier Muzet Laurent - Perier-muzet Laurent - Ployer Jean-yves - Richard Alain - Seignemartin Aurore

Informations sur l'espèce

D’aspect trapu,formant une touffe qui ne dépasse ordinairement pas 20 cm de haut, la tige de cette gentiane est rameuse dès la base. Avec ses corolles à cinq lobes lilas clair et sa gorge velue Gentianella ramosa ne peut guère être confondue avec une autre gentiane. En effet, Gentianella campestris, qui d’allure générale lui ressemble, porte ordinairement des corolles à quatre lobes. De plus, chez cette dernière, les quatre lobes du calice sont découpés jusqu’à la base, les deux externes étant foliacés et plus larges que les internes. Quant à Gentianella germanica, outre qu’elle ne fréquente pas les mêmes milieux et qu’elle n’est pas connue en Vanoise, nous l’écarterons en remarquant son allure plus élancée, les ramifications de la tige en partie supérieure et non dès la base, et le calice divisé jusqu’au-delà de la moitié avec des sinus aigus alors qu’ils sont plutôt arrondis chez la Gentiane ramifiée.
Source : Parc national de la Vanoise
Écologie et habitats
Parfois indiquée dans certaines flores comme calcicole, sa présence n’est, en réalité, observée en Vanoise que sur des substrats siliceux. Nous la retrouvons ainsi dans des fissures de dalles de gneiss dit "gneiss œillé" du Grand Paradis au-dessus de Bonneval-sur-Arc. En dehors des rochers, elle s’observe aussi sur des pelouses rocailleuses, toujours en pleine lumière, dans les alliances du Festucion variae et du Caricion curvulae. C’est une espèce exclusive de l’étage alpin, recensée de 2050 à 2800 m d’altitude en Vanoise. Parmi les plantes qui l’accompagnent sur ses stations de Haute-Maurienne, citons Carex fimbriata et Jacobaea uniflora.
Distribution
Cette espèce endémique des Alpes occidentales se cantonne à un petit territoire recouvrant le sud de la Suisse, le piémont italien et l’extrémité orientale de la Savoie. Repérée en France depuis 1950 seulement (Vilmorin & Guinet, 1951), elle n’est présente qu’en Vanoise à Bonneval-sur-Arc où elle forme de belles populations.
Menaces et préservations
Alors qu’elle demeure très rare à l’échelle nationale, la Gentiane ramifiée ne bénéficie d’aucun statut légal de protection, autre que celui que lui confère son implantation, pour partie dans le cœur du Parc national de la Vanoise. Ses stations relativement isolées ne semblent cependant pas être directement menacées à ce jour, en dehors de celles qui bordent le chemin montant aux Évettes depuis l’Écot (Bonneval-sur-Arc), où le risque de destruction par piétinement par les nombreux randonneurs est important et avéré. Le classement en réserve naturelle ou la mise en place d’arrêtés préfectoraux de protection de biotope sur les secteurs floristiques les plus remarquables en rive gauche de l’Arc en Haute-Maurienne, permettrait de pérenniser les nombreuses espèces rares ou en limite d’aire qui en font la richesse et l’intérêt exceptionnels.
Source : Parc national de la Vanoise
Non renseigné pour le moment
Non renseignée pour le moment
Gentiana murbeckii Wettst., 1896 | Gentiana ramosa Hegetschw., 1831 |

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles