Astragale du mont Pastello

Astragalus vesicarius subsp. pastellianus (Pollini) Arcang., 1882

Classe : Equisetopsida Ordre : Fabales Famille : Fabaceae Sous-Famille : Papilionoideae Genre : Astragalus Espèce : Astragalus vesicarius

  • 50
    observations

  • 3
    communes

  • 5
    observateurs

  • Première observation
    1996

  • Dernière observation
    2017
Titre Auteur
Astragalus vesicarius subsp. pastellianus PNV
Description :
Fiche de l'Atlas de la flore rare et protégée de Vanoise
Date : 2017-05-06
Delahaye Thierry - Lacosse Pierre - Martineau Benoît - Mollard Maurice - Parchoux Franck

Informations sur l'espèce

L’Astragale du mont Pastello, à fleurs jaune pâle réunies en épi terminal, est couvert de poils argentés. Après la floraison, le renflement du calice est un critère distinctif important. D’autres fabacées à fleurs jaune pâle poussent dans les mêmes stations. Astragalus vesicarius subsp. pastellianus diffère d’Astragalus cicer par ses petites folioles longues de moins de 1 cm et d’Oxytropis pilosa par sa carène non apiculée et sa pilosité non étalée. En l’absence de fleur, la position des stipules, du même côté que le pétiole, permet de le différencier d’Astragalus onobrychis à fleurs violettes.
Source : Parc national de la Vanoise
Écologie et habitats
L’Astragale du mont Pastello est indiqué dans la "Flore de la Suisse" (Aeschimann & Burdet, 1994) comme préférant la silice ! En Haute-Maurienne, la plante n’est connue que sur certains talus gypseux et rochers calcaires vers 1250 m d’altitude, en bordure de pinèdes sèches. En Vanoise, cette plante s’avère donc calcicole. Sous les Pins sylvestres, il est accompagné par Achnatherum calamagrostis, Astragalus monspessulanus et Polygala chamaebuxus notamment.
Distribution
L’aire de distribution d’Astragalus vesicarius subsp. pastellianus est réduite à quelques vallées alpines italiennes (Val Venosta, Val d’Aoste vers Cogne et Alpes de Vénétie vers Belluno) ainsi qu’à la Haute-Maurienne. Cet astragale a été observé par Perrier de la Bâthie (1917) dès 1852 à Villarodin-Bourget où la population est toujours présente sur la limite communale d’Avrieux. Elle s’étend sur des talus de gypses, au bord de la route départementale et celle de la chapelle Sainte-Anne. Une autre station a été découverte plus récemment sur Aussois en rive droite de l’Arc. Enfin, une troisième station est à rechercher sur la commune de Bramans où il a jadis été récolté, par Perrier de la Bâthie (herbier des Conservatoire et Jardin Botaniques de la ville de Genève), sans avoir été revu depuis.
Menaces et préservation
Cette sous-espèce endémique des Alpes, rare et disséminée à l’échelle du massif, et très localisée également en France, ne bénéficie pourtant d’aucun statut réglementaire permettant d’assurer sa protection. De plus, la totalité de la population française ne couvrant que quelques centaines de mètres carrés se situe dans des zones fréquentées et potentiellement perturbées. Elle s’avère également sensible à la fermeture des milieux, puisqu’elle disparaît dès qu’un peuplement arboré s’installe. La définition d’un statut de protection, des études pour mieux cerner l’écologie de cette sous-espèce et un suivi des populations s’imposent pour mieux comprendre et préserver ces plantes.
Source : Parc national de la Vanoise
Non renseigné pour le moment
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Astragalus pastellianus Pollini, 1826 |

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