Armoise septentrionale

Artemisia borealis Pall., 1776

Classe : Equisetopsida Ordre : Asterales Famille : Asteraceae Genre : Artemisia

  • 58
    observations

  • 3
    communes

  • 19
    observateurs

  • Première observation
    1981

  • Dernière observation
    2018
Titre Auteur
Artemisia borealis PNV
Description :
Fiche de l'Atlas de la flore rare et protégée de Vanoise
Date : 2017-05-06
Arsac Thierry - Auge Vincent - Balais Christian - Bouche Michel - Chastin Alain - Clement-guy Stéphanie - Delahaye Thierry - Delmas Michel - Delpech René - Ferbayre Annie - Ferbayre Jean-paul - Grillot Vanessa - Herrmann Mylène - Jullian Laurence - Laurency Sabine - Pellicier Philippe - Roland Théaud - Tanga Olivier - Tonnelier Marie-laure

Informations sur l'espèce

L’Armoise boréale est inodore. L’ensemble de la plante, haute de 10 à 20 cm, est couvert de poils soyeux argentés. La tige légèrement pourprée est le plus souvent simple, elle porte des feuilles divisées en lanières étroites et linéaires. Les capitules sont groupés sur une grappe presque unilatérale ; ils sont globuleux, larges de 5 à 6 mm et composés de fleurs tubuleuses jaunes, bordées de rouge. Cette armoise est bien distincte de l’Armoise des champs (Artemisia campestris) qui peut atteindre 80 cm de hauteur, dont les tiges rameuses se terminent par de larges panicules.
Source : Parc national de la Vanoise
Écologie et habitats
Artemisia borealis ne se rencontre en Vanoise que dans l’étage alpin. Résistante à la sécheresse, c’est une plante pionnière, capable de coloniser les éboulis plutôt fins ainsi que les alluvions torrentielles et glaciaires, plus rarement les pelouses rocailleuses.
Distribution
Cette sous-espèce arctico-alpine est recensée sur le massif alpin en Suisse, en Italie et en France. Dans notre pays, elle a été signalée autrefois en Haute-Savoie mais n’a pas été retrouvée ; elle est actuellement connue en Savoie en Vanoise et dans le Beaufortain, ainsi que dans les Hautes-Alpes. Les plus belles populations sont localisées à Tignes dans le vallon de la Grande Sassière et à Val-d’Isère dans le vallon de Prariond. Les prospections menées par les agents du Parc national ont permis la découverte d’une nouvelle localité à Bramans en 2006. Par ailleurs, la station historique, découverte le 11 août 1866 par le chanoine Brunet (Perrier de la Bathie, 1917) à Bourg-Saint-Maurice, a été retrouvée 142 ans plus tard (Delahaye & al., 2009) !
Menaces et préservation
À la protection réglementaire dont bénéficie l’Armoise boréale, s’ajoute pour les populations de Tignes et de Val- d’Isère les protections respectives de la Réserve naturelle nationale de la Grande Sassière et du cœur du Parc national. Ces espaces gérés et suivis devraient donc constituer des territoires de référence pour la préservation de cette relique glaciaire sensible au pâturage. Beaucoup plus vulnérables sont les petites populations, limitées à quelques individus, de Bramans et de Bourg-Saint-Maurice pour lesquelles il est nécessaire de mettre en place un suivi afin de mieux connaître leur évolution et assurer ainsi leur prise en compte dans les activités s’exerçant sur ces stations.
Source : Parc national de la Vanoise
Non renseigné pour le moment
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Artemisia borealis subsp. nana (Gaudin) Perrier, 1917 | Artemisia borealis subsp. nana (Gaudin) P.Fourn., 1939 | Artemisia borealis subsp. wormskioldii (Besser) Piper, 1906 | Artemisia borealis var. wormskioldii Besser, 1833 | Artemisia campestris subsp. borealis (Pall.) H.M.Hall & Clem., 1923 | Artemisia campestris var. borealis (Pall.) M.Peck, 1941 | Artemisia nana Gaudin, 1829 | Artemisia ripicola Rydb., 1916 | Artemisia spithamaea Pursh, 1814 | Artemisia violacea Ledeb., 1805 | Draconia campestris subsp. borealis (Pall.) Soják, 1983 | Oligosporus parvulus Jord. & Fourr., 1868

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles