Crepide blanche, Crépide blanchâtre

Crepis albida Vill., 1779

Classe : Equisetopsida Ordre : Asterales Famille : Asteraceae Genre : Crepis

  • 50
    observations

  • 4
    communes

  • 7
    observateurs

  • Première observation
    1993

  • Dernière observation
    2017
Titre Auteur
Crepis albida PNV
Description :
Fiche de l'Atlas de la flore rare et protégée de Vanoise
Date : 2017-05-09
Bonsacquet Lionel - Delahaye Thierry - Lacosse Pierre - Magnolon Séverine - Modane Secteur - Mollard Maurice - Parchoux Franck

Informations sur l'espèce

Crepis albida se reconnaît à ses gros capitules de fleurs jaune pâle. Les nombreuses bractées lancéolées sont nettement imbriquées. Leur longueur croît régulièrement de la périphérie vers le centre ; elles sont couvertes de poils courts jusque sur la bordure blanchâtre. Les caractères de l’appareil végétatif sont plus variables. La tige mesure de 15 à 50 cm, elle est simple ou peu rameuse, plus ou moins velue, glanduleuse, nue ou peu feuillée. Quant aux feuilles basales, disposées en rosettes, elles sont dentées ou profondément lobées.
Source : Parc national de la Vanoise
Écologie et habitats
Les ambiances chaudes et sèches conviennent parfaitement à la Crépide blanchâtre. Ses préférences par rapport au pH du sol permettent de qualifier cette espèce d’acido-neutrophile (Prunier, 2002). De belles populations s’observent à Aussois, Bramans et Villarodin-Bourget sur des pelouses à Stipa capillata. Mais le plus souvent Crepis albida est présent sur des zones rocailleuses, dalles rocheuses, éboulis stabilisés au sein des pelouses sèches et parfois dans les ouvertures des pinèdes à Pin sylvestre.
Distribution
Crepis albida est une espèce des montagnes du sud-ouest de l’Europe, connue seulement en Espagne, en Italie et en France. Dans notre pays, elle est présente dans les Pyrénées, le Massif central et les Alpes où elle atteint, en Savoie, la limite nord de son aire de distribution. Elle est recensée uniquement dans la vallée de la Maurienne où elle est déjà citée au XVIIIe siècle (Allioni, 1785). Indiquée seulement à Lanslevillard par Gensac (1974), les inventaires menés par les agents du Parc et les études spécifiques réalisées sur les pelouses sèches (Prunier, op. cit.) localisent la Crépide blanchâtre sur les adrets de l’aire optimale d’adhésion du Parc de Villarodin-Bourget à Lanslevillard. Quelques stations disséminées plus en aval dans la vallée jusqu’aux environs de Saint-Jean-de-Maurienne complètent sa distribution.
Menaces et préservation
Les menaces qui s’exercent sur les populations de Crepis albida sont communes à toutes les plantes liées aux pelouses sèches : destruction de son habitat par des aménagements de diverses natures et dégradation par fermeture progressive des milieux. La préservation de milieux favorables à Crepis albida s’envisage à la fois par des mesures de protection des pelouses et par la mise en place de mesures de gestion adéquates. Par ailleurs, un renforcement des prospections botaniques sur les adrets de Maurienne permettra sans doute de compléter encore la liste des sites où la Crépide blanchâtre est présente.
Source : Parc national de la Vanoise
Non renseigné pour le moment
Non renseignée pour le moment
Barkhausia albida Bonnier & Layens, 1894 | Barkhausia albida (L.) Cass. ex Castagne, 1845 | Hieracioides albidum (Vill.) Kuntze, 1891 | Lepicaune albida (Vill.) Lapeyr., 1813 | Paleya albida (Vill.) Cass., 1826 | Picridium albidum (Vill.) DC., 1805 | Rhynchopappus albidus (Vill.) Dulac, 1867

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles