Linaigrette grêle

Eriophorum gracile Koch ex Roth, 1806

Classe : Equisetopsida Ordre : Poales Famille : Cyperaceae Sous-Famille : Cyperoideae Tribu : Scirpeae Genre : Eriophorum

  • 2
    observations

  • 2
    communes

  • 1
    observateur

  • Première observation
    2006

  • Dernière observation
    2006
Titre Auteur
Eriophorum gracile PNV
Description :
Fiche de l'Atlas de la flore rare et protégée de Vanoise
Date : 2017-05-16
Richard Alain

Informations sur l'espèce

Les linaigrettes sont des plantes faciles à repérer lorsque les longues et nombreuses soies blanches qui entourent les fruits forment de petits pompons cotonneux. Dans le cas de la Linaigrette grêle, ces pompons sont au nombre de trois à cinq, plus ou moins retombants et portés par des pédoncules scabres et tomenteux. Les feuilles fines sont trigones sur toute leur longueur. La présence de stolons souterrains est un autre critère distinctif. On prendra garde à ne pas confondre cette espèce ni avec Eriophorum latifolium, sans stolons, à inflorescences souvent plus nombreuses et plus grosses, nettement penchées et portées par des pédoncules seulement scabres, ni avec Eriophorum angustifolium à pédoncules lisses.
Source : Parc national de la Vanoise
Écologie et habitats
D’après la littérature, la Linaigrette grêle recherche les biotopes détrempés : les trous d’eau dans les tourbières où Menyanthes trifoliata forme des radeaux ; les gouilles où Rhynchospora alba forme un discret tapis ; les dépressions que Carex rostrata comble petit à petit. C’est dans cette dernière ambiance que les observations récentes d’Eriophorum gracile ont été réalisées en Vanoise.
Distribution
La Linaigrette grêle est une espèce holarctique. Si elle est encore recensée dans une bonne vingtaine de départements en France métropolitaine, elle en a disparu d’un nombre presque équivalent. Eriophorum gracile apparaît à plusieurs reprises dans la bibliographie relative à la Vanoise avec une indication au mont Cenis (Husnot, 1905-1906 ; Breistroffer, 1960 ; Gensac, 1974) ainsi qu’à Tignes (Guinier & De Leiris, 1961). Cette linaigrette a d’abord été retrouvée dans le marais d’En Pré Ratte, situé à la limite des communes de Bessans et Lanslevillard, en 2003 par P. Freydier (com. pers.), puis dans un autre milieu humide un peu plus en amont dans la vallée, toujours à Bessans, en 2006 par les gardes-moniteurs du Parc national.
Menaces et préservation
En France, c’est essentiellement l’assèchement des zones humides qui a fait disparaître Eriophorum gracile de nombreuses localités et qui continue de menacer les populations de cette plante. En Vanoise, les stations historiques ont vraisemblablement disparu suite aux aménagements liés à la construction de barrages hydroélectriques. La découverte récente de cette linaigrette en Maurienne invite à rechercher avec acuité cette plante. Sa présence devrait être prise en compte dans la gestion des marais d’En Pré Ratte réalisée par le Parc national de la Vanoise.
Source : Parc national de la Vanoise
Non renseigné pour le moment
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Eriophorum coreanum Palla, 1909 | Eriophorum pallidum Nees, 1834 | Eriophorum polystachion subsp. gracile (Koch ex Roth) Bonnier & Layens, 1894 | Eriophorum triquetrum Hoppe, 1800 | Scirpus ardea T.Koyama, 1958

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles